oct 11

Les leçons sur le Sensible – Leçon 1 : la nature Sensible de l’homme

Cette « première leçon sur le Sensible » permet d’ouvrir le débat sur les potentialités de la nature humaine. L’enrichissement perceptif est une solution pour appréhender la partie sensible de la nature humaine qui jusqu’alors n’a pas été suffisamment explorée. Le lieu de rendez-vous se situe au centre de la chair du corps Sensible. A travers ce propos, je suis amené à promouvoir l’idée qu’il existe dans l’homme un autrui caché de soi et qu’il convient de pénétrer pour cheminer vers autrui.

 

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oct 11

Les leçons sur le Sensible – Leçon 2 : la dimension Sensible comme tonalité interne corporelle

En réfléchissant à mes rendez-vous réguliers avec mes lecteurs à travers les « leçons sur le Sensible », je me suis interrogé : à partir de quand la dimension du Sensible est-elle apparue dans mon discours ? Je dois l’avouer, je ne savais pas d’emblée répondre à cette question. Je suis donc parti à la recherche de la genèse de cette thématique en revisitant mes écrits sur ce sujet. La première apparition du terme Sensible dans mes propos remonte au livre, le sensible et le mouvement rédigé en 2001 sous la forme d’un essai philosophique. Depuis, le concept du Sensible a fait l’objet de nombreux articles et recherches et plus spécialement le livre collectif Sujet sensible et le renouvellement du moi écrit en 2009.

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oct 11

Les leçons sur le Sensible – Leçon 3 : états d’âme d’un chercheur aux prises avec ses choix épistémlogiques

J’ai jusque là passé une grande partie de ma vie intellectuelle à me confronter aux travaux des autres scientifiques, une confrontation le plus souvent riche et féconde mais qui ne répond pas à toutes mes interrogations concernant la dimension du Sensible. Cette insatisfaction s’inscrit dans toute démarche scientifique puisque comme le précise Bachelard : « Tout savoir doit être à tout moment reconstruit » (1999, p.8 ).

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oct 11

les leçons sur le Sensible : Leçon 4 : Petite leçon sur la loi de non prédominance

La « loi de non prédominance » : l’âme du paradigme du Sensible

L’appartenance philosophique du Paradigme du Sensible s’inscrit dans la « dialectique de la critique des oppositions » de Merleau-Ponty (1954) qui proposa le « chiasme » comme refus des oppositions. Œuvrer pour l’entrelacement des contraires a été un but constant dans ma vie d’homme et de chercheur, ayant depuis toujours une méfiance envers les attitudes extrêmes qui font perdre la nuance et le respect de la diversité. C’est donc tout naturellement que j’ai refusé le principe de la dualité corps/esprit en proposant un modèle d’unité et d’accordage entre les deux et que j’ai œuvré contre la séparation entre l’objectivité et la subjectivité, entre l’extériorité et l’intériorité, entre le visible et l’invisible. Cette posture n’a pas été dictée par une idéologie quelconque, elle a été animée par une « pensée de situation » se tenant avant le clivage réflexif, et qui se manifeste dans l’expérience du Sensible.

Cette dimension est l’âme du paradigme du Sensible, elle dévoile l’esprit qui m’a animé dans sa construction et permet de comprendre pourquoi j’ai postulé pour une étoffe commune entre le corps physique et le corps subjectif, entre la perception et la cognition, entre le dehors et le dedans, entre la réflexion et le ressenti et entre les sciences positives et qualitatives. Cette quête de l’indivision anime naturellement la posture de recherche sur le mode du Sensible à partir de laquelle le sujet se tient dans un lieu de neutralité d’où il pénètre les données.

oct 11

Les leçons sur le sensible – Leçon 5 : Retour sur la posture et l’attitude de praticien-chercheur

J’ai mentionné dans la leçon trois l’importance pour le chercheur d’épouser la posture du Sensible dans laquelle il assume sa sensibilité expérientielle. Je voudrais revenir sur la notion de recherche depuis le lieu du Sensible et mieux la définir sous l’angle de l’attitude. Le courant des sciences qualitatives fait en effet la différence entre la posture et l’attitude du chercheur : « La posture concerne ‘qui je suis’ du point de vue théorique large, au moment de l’enquête, alors que l’attitude relève du ‘comment’ : comment je vais considérer, approcher, appréhender, traiter les données de l’enquête » (Paillé & Mucchielli, 2008, p. 83) Lire la suite