déc 27

La fasciathérapie, vers plus de connaissances scientifiques

La fasciathérapie s’inscrit dans le champ international de la recherche sur le fascia et se situe dans une volonté de développer une thérapie manuelle des fascias fondée sur les données scientifiques. Au-delà de nos frontières, des kinésithérapeutes, des chercheurs, des médecins et des cliniciens militent pour l’intégration du fascia dans la pratique clinique (Fascia Research Congress , Fascia Research Society ).

La fasciathérapie est totalement intégrée à ce champ international de recherche :
– organisation de congrès scientifiques sur le fascia : 4th European Fascia Congress 2015, Fascia Sport et Récupération 2014
– participation aux congrès internationaux sur le fascia : Fascia Research Congress 2015, British Fascia Symposium 2016, 4th European Fascia Congress 2016 

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En collaboration avec le CERAP , les acteurs de la fasciathérapie développent la recherche qualitative dans les soins et militent pour des méthodes mixtes (quantitative et qualitative) qui permettent d’étudier et d’évaluer les aspects objectifs (mesures) et subjectifs (expérience vécue) de leurs pratiques (lire ici). Ils sont également attachés à la recherche sur le terrain et à la posture de praticien-chercheur qui permet de développer simultanément les compétences de chercheur et de praticien. Un article sur ce type de méthodologie a été publié récemment dans la revue internationale Recherche Qualitative : Combinaison d’approches quantitatives et qualitatives pour l’évaluation des effets de la fasciathérapie méthode Danis Bois sur la douleur de patients fibromyalgiques  (Dupuis, 2016).

Sur le plan épistémologique, la fasciathérapie s’inscrit dans le champ des thérapies manuelles et gestuelles qui considèrent que le corps n’est pas seulement un objet anatomique mais possède une dimension de sujet. Le développement de la relation au corps a été étudié et quand la fasciathérapie se définit comme une pratique à « médiation corporelle », elle s’appuie sur un champ théorique référencé dans les bases de données biomédicales (Body and Self Awareness ) et étayé par un corpus théorique qui met en avant la phénoménologie, la psychologie humaniste ou la philosophie existentielle mais aussi le fascia et ses liens avec l’intéroception (Calcius et al ). La fasciathérapie accorde ainsi à la sensation, à la perception et à l’expérience vécue un statut scientifique et elle étudie de quelle manière la perception du corps et du toucher joue un rôle dans les processus thérapeutiques et éducatifs. Les recherches montrent ainsi que l’enrichissement de la perception du toucher et du corps par la pratique de la fasciathérapie est une source de développement des capacités thérapeutiques, relationnelles et éducatives (Courraud, 2015 , 2016) .

Les notions de globalité, de psychotonus, et de sensibilité, sont aujourd’hui validées par des observations scientifiques instrumentales et largement admises par la communauté internationale. La continuité tissulaire (Guimberteau, 2015 ), le tonus et la contractilité fasciale (Schleip, 2005 ) et la sensibilité fasciale (Schleip, 2014 ) et leur lien avec le système nerveux sont aujourd’hui largement documentées et incontestables tout comme la notion d’autorégulation et de mouvement de la matière vivante.

La fasciathérapie est un champ de pratique dont le corpus théorique est aujourd’hui scientifiquement valide au regard des connaissances scientifiques les plus récentes. Elle s’appuie sur des concepts biomédicaux (recherches expérimentales) et sur des concepts issus des sciences humaines (phénoménologie, psychologie humaniste) ce qui l’inscrit dans un double paradigme.

déc 11

La MIVILUDES condamnée, la FASCIATHERAPIE réhabilitée par la Cour Administrative d’Appel de Paris le 07 décembre 2017

L’honneur de Danis Bois est restauré à travers la réhabilitation de la fasciathérapie

La Cour Administrative d’Appel de Paris a rendu le 07 décembre 2017 l’arrêt suivant : « Les informations concernant la fasciathérapie ne doivent plus figurer dans le guide « Santé et dérives sectaires » publié par la mission interministérielle de vigilance contre les dérives sectaires (Miviludes) en avril 2012. ».

IMG_0074_2J’ai pris l’habitude dans ce blog d’aborder des thématiques qui me sont chères, le plus souvent sous le sceau de la confidence. Dans cet esprit, j’ai abordé la fasciathérapie, dont j’ai été le précurseur dans les années 80, avant de m’en éloigner. J’ai partagé aussi ma réflexion sur ce qui fut réellement mon métier pendant 20 ans, la psychopédagogie de la perception, la philosophie et la recherche scientifique dans le courant des sciences humaines et sociales. J’ai enseigné ces trois dernières disciplines dans le cadre universitaire en tant que docteur en sciences de l’éducation et professeur titulaire d’une agrégation de l’enseignement supérieur. Durant toutes ces années, je m’adonnai à une quête, tournée vers une approche centrée sur la personne dans le domaine de l’accompagnement au changement. Mes travaux reçurent un très bon accueil dans le milieu universitaire des sciences de l’éducation et très vite, la communauté scientifique fut interpellée par des concepts tels que la modifiabilité perceptivo cognitive, la connaissance par contraste, le constructivisme immanent, la relation de réciprocité actuante, et la philosophie du sensible. Si bien que ces concepts sont enseignés dans un certain nombre d’universités dans le monde et font l’objet de nombreuses publications scientifiques (cerap.org).

Puis, patatras… en 2012, ce cheminement si gratifiant d’un point de vue intellectuel, relationnel et scientifique fut soudainement interrompu préfigurant une période de dénigrement de ma personne sous le prétexte que la fasciathérapie serait à risque de dérive sectaire ou thérapeutique. Ce fut pour moi un choc terrible car dans la communauté scientifique internationale dans laquelle j’œuvrais, j’avais acquis la réputation d’être un chercheur très sensibilisé au statut du patient. Je ne me contentais pas de déployer une approche centrée sur la personne, mais je défendais le droit du patient.

Vous comprendrez bien ma joie de voir lavé mon honneur ainsi que de voir la fasciathérapie réhabilitée par la justice. (Cf. Rapport légifrance). Je ne souhaite à personne de vivre une telle aventure. elle a eu des effets très néfastes pour ma vie et pour mon image car les personnes sont très influençables par ce qu’elles lisent dans les journaux ou sites et ne soupçonnent pas qu’il peut y avoir derrière tout cela une campagne de dénigrement qui visait à stopper l’intégration des approches non conventionnelles dans le cadre institutionnel.

Le rapport de 2012 de la MIVILUDES a déclenché des réactions de rejet entraînant dans leur sillage des articles de journaux, des rapports de toute sorte le plus souvent remplis de données erronées ou totalement déviées. Nul doute que la victoire de Point d’appui et de FasciaFrance va ouvrir de nouvelles perspectives pour les approches non conventionnelles.